Les Qualités

« Je suis mon propre ennemi ; je suis également mon propre protecteur. » Bouddha

La méthode 

 

La voie de la méthode se compose des ornements que sont la compassion, l’amour non-violent envers autrui et de la bodhicitta (esprit d'éveil).

 

La sagesse 

 

On définit la sagesse comme la compréhension juste qui réalise parfaitement la nature fondamentale de la réalité. On la décrit également comme la connaissance qui distingue parfaitement la nature des actions positives et négatives, les compréhensions correctes et celles erronées, etc...

 

En outre, la sagesse est la semence de toutes les voies et l’antidote incontournable au principal obstacle à la libération : l’ignorance liée à la conception erronée d’un soi. Rien ne pourrait être plus bénéfique que de développer un intérêt envers la sagesse et de la cultiver.

 

Dans les textes bouddhistes, il est dit que tous les phénomènes externes et internes sont produits les uns en dépendance des autres et qu’aucun phénomène n’existe de façon autonome. Il est donc convenu que tout est interdépendant ou produit en interdépendance. Le second Vainqueur (Vainqueur est un nom attribué à un Bouddha qui signifie qu’il a vaincu le véritable ennemi intérieur : les voiles des émotions perturbatrices et les voiles de la connaissance), le protecteur Nagarjouna (Un des maîtres prédits par le Bouddha et qui a présenté sa pensée ultime concernant la nature de la réalité : l’interdépendance), a expliqué :

 

« Par conséquent, il n’existe aucun phénomène qui ne soit pas interdépendant. »

 

Non seulement, est-il possible et convenable de vérifier cette interprétation des deux qualités dont il est question ici (méthode et sagesse), mais c’est même nécessaire. On ne devrait pas les accepter et les approuver sans raisonner et analyser au préalable.

 

Par exemple, au moment d’acheter de l’or, un expert en vérifiera la qualité en le chauffant, en le coupant et en le frottant. Il ne l’achètera pas sans l’avoir préalablement examiné minutieusement. De même, pourquoi ceux et celles intéressés par cette philosophie ne pourraient-ils et ne devraient-ils pas l’analyser avant de l’accepter et de l’apprécier ? Le Bouddha lui-même a dit :

 

« Bhikshous ! Vous ne devriez pas me suivre simplement par respect ou à cause de ma renommée, mais bien examiner mes paroles comme on chauffe, on coupe et on frotte l’or (afin d’en vérifier la qualité). »

 

Ainsi, le pouvoir de s’intéresser à cette philosophie repose entre nos mains. Aucune condition extérieure, aucune contribution financière, ni l’autorisation d’une tierce personne ne sont nécessaires afin de s’y intéresser. Le seul élément essentiel et nécessaire est notre intérêt personnel.

 

Quel est l’objectif principal de la philosophie bouddhiste tibétaine ? Offrir des méthodes non-violentes qui permettent d’éliminer la souffrance et d’activer le bonheur en soi et chez les autres.

 

La pratique de ces méthodes ne dépend aussi que de soi-même. La souffrance ou le bonheur ne proviennent pas d’une source extérieure. Le Bouddha lui-même a dit :

 

« Je suis mon propre ennemi ; je suis également mon propre protecteur. »

 

Par exemple, un médicament puissant, même prescrit par un excellent médecin, ne pourra apporter ses bienfaits que si le patient décide de l’ingérer. En définitive, cela ne dépend ni du médecin, ni du médicament ou de l’infirmière, etc., mais bien du patient.

 

Les caractéristiques du lecteur et de l'auditeur

 

Quelles sont ces caractéristiques ? Il n’y a aucune différence quant au pays d’origine, la race, l’apparence physique, l’âge, le sexe, la couleur de peau, le niveau social, etc., de la personne. Ces différences n’importent pas. La chose la plus importante est d’avoir de l’intérêt et de la motivation.

 

Guéshé Lobsang Samten

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